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Un cas... compliqué... ? {PV : Arahira}

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Engjel C. Hagen
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Lun 19 Fév - 11:53

«  Hey on ne court pas dans les couloirs !  » Aurait pu être une phrase sortie par le surveillant si les deux runners n'avaient pas une blouse blanche. Mais resituons le contexte. Alors qu'Engjel venait de finir avec un élève il avait été appelé par un enseignant en licence qui l'informait d'un probable malaise avec perte de conscience d'une de ses élèves. Il donna les instructions suivantes au professeur : la mettre en position latérale de sécurité et vérifier sa respiration régulièrement et raccrocha prestement. Ni une ni deux le médecin avait réquisitionné l'infirmière dans la salle d'à côté et le brancard portable et ils se rendaient en se hâtant vers la salle indiqué. Heureusement qu'il avait un tant soit peu le sens de l'orientation.

Arrivé dans la classe il dû lancer un «  Poussez-vous !  » Aux élèves agglutinés devant la jeune femme malgré la présence du professeur. Il avait retenue l'insulte. Au moins ce qui avait été demandé était fait: elle était bien en PLS et elle respirait. Sa saturation en oxygène n'était pas vraiment concluante et son teint assez pâle. Une nouvelle élève qui n'était pas encore venue faire sa visite médicale d'entrée. Mentalement, il soupira. Il tenta de lui parler mais elle ne reprit pas conscience.

D'un commun accord l'infirmière et Engjel la posèrent sur le brancard portable avant de la couvrir de la couverture de survie, de la soulever et de l'emmener en direction de son cabinet médical qui était assez équipé pour ça. Elle fut mise dans un lit dans une pièce à l'arrière et il plaça une sonde sur son doigt histoire d'avoir ses constantes affichées sur un écran. Cela semblait aller. Il renvoya les élèves non urgents vers le reste des médecins et laissa l'infirmière lui faire une prise de sang.

Adossé au mur, Engjel attendait qu'elle se réveille. Il attendait quelques secondes quand il la vit ouvrir les yeux et l'informa doucement.

«  Tu te trouves actuellement au cabinet médical. Tu t'es évanouie en classe.  Je suis le docteur Hagen. Comment tu te sens… ?  »

Bien sûr qu'il était relativement doux. Après tout sa patiente se réveillait à peine et il ne voulait pas trop la brusquer, il fallait qu'elle reprenne ses esprits.  


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Arahira Kriegerin
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Mer 21 Fév - 1:45
Le couloir était très bruyant...



Des nuages de rien. Des sons. Des couleurs. Des voix. Mon esprit est trop embrumé pour vraiment distinguer quelque chose.

«  Tu te trouves actuellement au cabinet médical. Tu t'es évanouie en classe.  Je suis le docteur Hagen. Comment tu te sens… ?  »

Quoi ? Une voix douce...
Pourquoi il fait si blanc. Une douleur au crâne. J'entrouvre à peine les paupières : un grand homme aux cheveux et aux yeux argentés. Il me regarde. Je déglutine.

Depuis que je suis rentrée dans cette académie bizarre, tout ne s'est pas vraiment super bien passé. Il y a eu cette étrange cérémonie d'accueil... et puis l'académie en elle-même est épuisante. Il y a tous ces visages d'étrangers et d'étrangères qui sortent de partout, je dois aussi porter un uniforme alors que je rentre à l'université, encore un uniforme... et surtout, surtout, surtout : cet infâme rêglement, genre c'est interdit de sortir après 22h vous avez cru on a 9 ans ou quoi ? Là-dessus vous rajoutez une milice pour nous surveiller... ça rigole pas du tout. Et surtout surtout surtout surtout surtout, encore pire : cette sensation d'enfermement totale avec les cours que je ne peux pas fuir, ces pièges ahurissants dans les couloirs et cette académie de laquelle on ne peut pas sortir et puis apparemment je suis un aigle ou je sais pas quoi... sérieux...
Je me suis fait avoir c'est pas possible.
Ça fait une semaine je suis là et j'en peux déjà plus. Je n'arrive pas à manger et je regrette déjà d'avoir prise la décision de faie le voyage, j'aurais mieux fait de continuer à m'ennuyer au Japon plutôt qu'ici où tout est mille fois plus stressant, c'est à peine croyable. Quelle idée de changer d'environnement, comme ça, de manière aussi radicale, irréfléchie et rapide. J'aurais beau le nier, je suis impulsive. Et profondément débile.
En plus j'ai déjà commencé à m'irriter contre un glandu, un latino qui ne me laissait pas passer dans le couloir. D'habitude j'aurais agis avec ma légendraire flegme, je n'aurais même pas daigné lever les yeux vers lui avant d'encastrer dans le plâtre du mur ce qui lui sert de bijoux de famille. Mais là j'étais trop mal et au lieu de ça, j'ai, passé, mon, chemin. Et depuis, mon humeur n'a fait qu'atteindre des sommets d'exécrabilité. Je ne me sens plus moi-même. Je suis complètement désorientée.
Je n'arrive pas à trouver de refuge, je n'arrive pas à trouver mon ryhthme, je n'arrive pas à trouver une seule bonne raison d'apprécier quoi que ce soit ici. Même les clopes du centre commercial ont un goût décevant. Et parlons même pas de trouver un plan... l'idée ne m'est même pas venue de demander à qui que ce soit vu l'ambiance générale totalement... totalement... décalée avec... oui bon c'est moi qui suis décalée avec tout le reste j'ai compris Kriegerin. Oh non, commence pas à te parler toute seule je te jure on va vraiment pas s'en sortir.
Au moins, à l'extérieur je suis toujours la même façade impénétrable. Un bout de viande perdue dans le mauvais réfrigidaire avec d'autres bouts de viandes périmés et nauséabonds. J'ai toujours vécu avec ce sentiment de ne pas être à ma place, mais là la violence avec laquelle je ressens ça c'est inquantifiable.
Forcément, ne pas pouvoir manger ni dormir ça n'aide pas.

Dans ma poche, mon portable vibre et brise le silence qui plane dans le cabinet. Je reste inerte. Il y a quelque chose qui me touche le doigt. Je regarde vaguement : une sorte de sonde. Ok je suis chez le docteur ou un truc comme ça et pas chez un pervers, au moins ça, même si je déteste ce genre d'endroit. Et les docteurs.
Je relève un peu mon buste en serrant les dents. Je suis toute endoloris. En passant ma main sur mon front je remarque une bosse. Géniale, j'ai du tomber d'évanouissement pendant un énième cours soporifique. J'ai l'impression que cette semaine dure depuis très très longtemps, beaucoup trop longtemps. On doit au moins être jeudi.
Sans dire un mot ni poser un regard sur le docteur occidental j'enlève la sonde et mets ma main dans la poche de mon mini-short et en retire mon portable. Le short que je suis sensée porter devrait être long selon le rêglement. J'ai pas demandé à vivre dans des conditions précaires pareil alors qu'on m'accorde au moins ça. Je me mets en position assise. Je regarde l'écran : 1 nouveau message non lu.

« Coucou ma Kriegerin ça va ? Aujourd'hui je suis allée faire du golf avec Monsieur Takeshi mon prof de gym. Quel homme charmant. Mais il a un peu d'embompoint. Il ressemble à une balle de golf ! Tu t'es bien installée ? Tu ne m'as pas envoyé de nouvelles... Ta maman s'inquiète. Appelle-moi dès que tu peux. Kissu ~
Mama.
»

Hier elle m'avait envoyé un message pour me dire qu'elle avait réussi à cuire des oeufs. Elle est moins folle qu'avant, mais elle est toujours aussi gênante. Et on est mardi soir.
Je soupire longtemps.
Sans regarder le docteur et en fixant le vide je dis sur un ton proche du reproche :

« Ecoutez j'ai juste pas assez mangé ni dormi. C'est rien du tout. Vous pouvez me laisser partir maintenant ? »

Ça me rappelle quand j'étais anorexique... ça avait commencé exactement pareil. Mais le docteur à l'époque n'était pas aussi sexy que lui. Du coin de l’œil je le regarde sans regarder. Tout un art. Il est plutôt pas mal, même si ses traits d'occidental sont très rudes.
Docteur Hagen... comme la glace ? Je réprime cette pensée complètement stupide en plissant légèrement le front.
Je bâille et m'étire en faisant craquer mes cervicales.
Le couloir est silencieux ici...

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Engjel C. Hagen
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Mer 21 Fév - 19:27

Alors qu'il avait posé la jeune femme sur le lit, Engjel patientait tranquillement tout en observant ses constantes. Elle n'avait pas l'air si mal et espérait qu'elle ne mettrait pas trop de temps à se réveiller. Il s'interrogeait... Est ce qu'il devait ré-ouvrir le cabinet ? Après tout il n'allait pas faire que la regarder. Lorsqu'elle commença à ouvrir les yeux il balaya ce questionnement et l'observa sans trop la fixer non plus. Il n'allait pas la rendre mal à l'aise…

Le docteur attendait un moment histoire de la laisser se réveiller et l'informa sur le lieu dans lequel elle se trouvait et aussi sur le fait qu'elle se soit évanouie. Elle ne devait pas avoir grand souvenir... Il ne s'était jamais personnellement évanouit mais ce n'était pas son premier cas, de loin !

Elle ne lui avait pas encore répondu que son téléphone vibra et elle regarda son message. Il n'en dit rien. Ha. Elle lui parlait enfin. Elle voulait donc partir. En rêve certainement ! Et ce peu importe le ton qu'elle emploierait.

«  Je ne préfère pas te laisser partir. Tu vas rester encore un peu avec moi. Comment cela se fait il que tu n'aies pas mangé ?  »

Avait-elle eut un problème ? Etait-ce quelque chose de fréquent ou bien juste d'exceptionnel ? Allait-elle lui dire la vérité ? Et bien oui c'était son travail de poser des questions. Quelle le sache ou non. Ayant remarqué qu'elle avait posé sa main sur son front et la petite bosse naissante- certainement due au choc- il allait vers le réfrigérateur et pris une poche de glace avant de la mettre dans un tissus, de le refermer et de la lui tendre.

«  Tiens. Met ça sur ta bosse. Ça évitera qu'elle gonfle ou qu'elle ne devienne trop bleue.  »
"
Et d'avoir moins mal à la tête aussi, accessoirement. Il ne l'a brusquait pas de suite mais il devait savoir ce qui arrivait à la demoiselle. Il faudrait aussi qu'il lui trouve quelque chose à manger. Il avait du sucre et du pain... Hmm ce n'était pas vraiment super à manger pour quelqu'un qui n'avait pas mangé du tout. Cela dit il doutait que le teint tout palot et le souci avec la saturometrie n'était pas un hasard.

«  j'ai du pain et du sucre mais je pense que c'est mieux de te trouver autrement chose non ? Je vais te donner quelque chose à boire. Tisane ? Thé ? Jus de fruit ?  »

Plutôt prévenant non ? Néanmoins la boisson n'était pas en option. C'était meilleur que de l'eau avec du sucre, au moins au goût. C'était déjà mieux que dans les autres infirmeries, elle avait du choix ici.



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Arahira Kriegerin
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Jeu 22 Fév - 21:55
Vraiment ?
Tu ne préfères pas me laisser partir ? Je dois me subir et en plus te subir ?
De dépit, je laisse tomber ma tête et fixe le sol avec ennui et résignation. Je n'ai même pas la force de geindre. Mes épaules croulent sous ce sentiment si profond et indicible qui m'étreint lorsqu'une personne qui me connaît à peine se soucie davantage de moi que je ne l'ai fait moi-même pendant presque 18 années d'existence. Et c'est le gros poids.

Je ne réponds pas à sa question. Que les aiguilles du silence tournoient éternellement cela m'est égal. Je n'ai rien à lui dire. Je n'en ressens pas le besoin ni l'envie.
Mes cheveux lisses et décoiffés forment une cascade d'obscurité auréolant mon visage affaissé. Il ne peut pas voir mon expression. Mes mâchoires se crispent. Sans que je ne sache pourquoi, me voilà une nouvelle fois face à un de ces moments de trop plein de conscience où le temps se détend, s'étire et je me rends compte de toute la futilité de mon existence, de ma solitude et de l'avenir inexistant.
J'ai l'impression que la lumière du cabinet est beaucoup trop forte et blanche. Je déteste le blanc.

Je regarde avec étonnement la poche de glace qu'il me tend. Pour moi, il agit comme s-il était la bonté et la gentillesse incarné. Mais c'est juste ton boulot, doc. Sans que mes fines lèvres ne remuent, je sers sur un plateau d'indifférence un remerciement vide.

« Merci. »

En saisissant la poche, mon regard s'attarde une nouvelle fois sur ses cheveux argentés et je relève un peu la tête. Sa coiffure et les éclats qui s'en dégagent sont comme des lames hurlantes. Il y a quelque chose d'indicible en lui. Il semble jeune et pourtant... cette couleur... ça n'a pas l'air d'être une teinture. Il éveille un peu ma curiosité, que je le veuille ou non.

Il continue à jouer sur cette corde troublante du gentil médecin, mais ces deux mots là n'ont rien à faire ensemble. La réponse automatique qui me vient à l'esprit est : je ne veux rien. Dire cela ne ferait qu'empirer cette situation déjà gênante. Vu son niveau de sollicitation et mon manque flagrant de sucre, si je me relève sans rien prendre je risque l'erreur diplomatique et un nouvel évanouissement pitoyable. En être consciente représente une affliction de plus. J'ai besoin de son aide. Je dois de rester ici. Pour le moment, pas moyen d'éviter ça. Je préférerais me dissoudre plutôt que de continuer ce manège, mais il n'y a pas d'acide sulfurique dans les parages.  

D'une voix moins languissante et plus vigoureuse je romps le rythme lénifiant du silence :

« Du sucre ça ira. Je veux bien une tisane. »

Toujours trop laconique. Je dois reprendre des forces et le convaincre que je peux partir. J'essaye un mince sourire :

« S'il vous plaît... »

Je laisse la phrase en suspens, comme si j'allais ajouter quelque chose. Je regarde par la fenêtre. Une journée brumeuse. La lumière filtre à peine.
Cette fois-ci je tourne entièrement mon visage vers lui et le regarde dans les yeux, de beaux yeux gris aux reflets sinueux.

« Je suis nouvelle ici. Ce doit-être le jet lag qui me met dans cet état. Et la nourriture... est différente. »

Je n'ai rien trouvé de mieux à dire. Le fuseau horaire australien ne dépayse pas vraiment du japonais mais on va pas s'attarder sur les détails.
Je mets mes mains sous mes jambes lisses et balance un peu mes pieds d'avant en arrière en mordant mes lèvres d'impatience, le regard égaré sur des détails du cabinet.
Qu'on me laisse sortir vite...

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Engjel C. Hagen
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Ven 23 Fév - 12:41

Vu le ton que la jeune fille avait employé, Engjel n'était pas sûre qu'elle apprécier le fait qu'elle doive rester ici, il pensait même qu'elle allait s'en rebeller. Mais non, elle n'en fit rien et n'affichait qu'une mine de résignation.. Soit. Cela dit il l'aurait préférée plus en forme que ça mais il n'allait pas se plaindre de ne pas entendre qu'il avait intérêt à la laisser sortir. Il attendait longuement une réponse tout en préparant la poche de glace mais elle n'en fit rien et se contenta de le remercier pour le froid qu'il venait de lui apporter alors qu'elle le posa sur sa bosse. Il ne s'attendait néanmoins pas à ce qu'elle soit surprise de ce geste, c'est du moins l'expression qu'il pouvait entrevoir. C'était un peu… bizarre ?

Le médecin se sentait relativement fixé. Ce n'était pas la première fois que sa personne attirait la curiosité des élèves ou de ses camarades ou collègues. Depuis qu'il n'était plus le blond aux yeux bleus. Son pouvoir, la cérémonie on lui avait dit… Au final il aimait bien cette couleur qui ne faisait pas non plus ternie comme si ses cheveux auraient perdus de leur éclat. Il avait mis du temps à s'y habituer mais cela faisait 11 ans qu'il était dans cette académie alors… c'était chose faite depuis longtemps.

Maintenant, il devait s'occuper de la nourriture et de la boisson, du moins un minimum. Alors qu'il ne pensait pas que du sucre soit suffisant elle approuva et demanda une tisane. Elle ajouta aussi un s'il vous plaît mais ne semblait pas avoir fini sa phrase alors Engjel attendait. Elle était nouvelle, oui ça il s'en doutait. Le jet lag hein… la nourriture différent ? Mouai. Il n'était pas très convaincu. Après il ne savait pas grand-chose sur elle. Seulement ce qui avait été dit en classe : Arahira Kriegerin. Le premier nom lui semblait asiatique, certainement japonais en fait, comme ses traits. Le deuxième n'allait clairement pas du tout avec… La consonance était différente, peut-être une langue germanique. Europe ou Japon donc. Ou pas si ça se trouve elle avait ces noms mais elle pouvait venir de n'importe où… Il faudrait qu'il vérifie son dossier… Ha et qu'il aille préparer la tisane.

«  Je vais préparer ça, reste couchée.  »

Il ne savait pas qu'elle avait une grande envie de s'en aller et de toute façon mis à part en sautant par la fenêtre elle serait obligée d'ouvrir la porte qu'il venait de pousser pour sortir de son cabinet. Il retourna donc dans son bureau qui était la salle d'entretien et d'auscultation principale en mettant de l'eau à chauffer et en consultant le dossier de la demoiselle au moins au niveau administratif. De nationalité japonaise, en LLCE anglais et allemand. Tiens, Engjel retrouvait l'allemand. Arrivée cette année. Encore un petit mensonge, le genre de personne qui n'aimait peut-être pas trop parler d'elle ou qui ne voulait juste pas que le médecin soit au courant de ses problèmes, qui voulait agir toute seule.

Ha. La tisane était prête. Prenant la tasse et le sucre, il retourna vers la pièce à l'arrière et referma la porte avant de s'approcher et de la lui tendre.

«  Tiens. Je n'ai pas sucré la tisane alors…  »

Elle pouvait le mettre dedans ou le manger comme ça… Comme elle voulait. Il lui laissa quelques minutes de répit pour qu'elle se désaltère tout en rangeant un peu le coin avec quelques feuilles avant de prendre un sous-main, des feuilles, un styl, une chaise et de s'installer à côté du lit.

«  J'ai pu regarder ton dossier, j'ai vu que tu es d'origine japonaise. Il n'y a que deux heures de décalage donc je ne pense pas qu'il soit en cause. Mais comme on ne sait pas encore rencontré, je ne sais rien de toi mis à part ça, ton nom et ta classe.  »

L'accuser directement de menteuse ne serait certainement pas profitable. Elle n'était pas comme ces élèves qui voulaient juste sécher les cours et venait simuler une maladie ou accentuer leur mal de ventre ou de tête. Non elle avait certainement un ou plusieurs problème dont elle n'allait peut-être pas vouloir parler.

«  Alors dis moi, est-ce que tu as eu ou as actuellement des problèmes de santé ? Quels qu'ils soient.  »

Comme ça elle ne pourrait pas vraiment échapper à ses questions.. Du moins il l'espérait. Il était prêt à noter.


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Arahira Kriegerin
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Sam 3 Mar - 2:16
Il est partis pour préparer la tisane. C'est peut-être le bon moment pour partir en scred ? Mais à peine j'essaye de me mettre debout que j'ai des vertiges, je tente malgré tout de marcher. Finalement, après un terrible périple de quatre pas, je me repose un moment sur le rebord de la fenêtre et je contemple la vue. Le temps est couvert, gris-blanc comme un cabinet médical. Un petit papillon grisâtre se pose sur la vitre. Je tapote avec mon doigt pour le faire partir. Ses ailes se confondent bientôt avec l'obscurité lumineuse des jours sans soleil. Il a disparu. Tout comme ma volonté de faire quoi que ce soit.

Je retourne sur le lit juste à temps pour voir le docteur revenir, une tisane et du sucre dans les mains. Je le remercie avec un discret hochement de tête, le regard dans le vide, puis réceptionne la collation, silencieusement, le mouvement est ample et en continuité avec le sien, comme un accord tacite entre nos deux corps. La blancheur nacrée de sa blouse fait seulement un peu contraste avec mon atmosphère brumeuse, mais le pire reste les plissures de ses vêtements, les froissures, et ce petit bruit de tissus qui frottent avec chaque action et déplacement... Dès fois je me concentre sur des détails minuscules et inutiles mais une fois empêtrée dedans j'ai l'impression de ne plus pouvoir m'en échapper et ma perception se brouille, tout m'envahit et je suis submergée. Je suis submergée pour rien du tout. Mais je suis submergée. Dans mon esprit, je me visualise flottant paisiblement au-dessus des embruns d'une mer de tisane aux arômes enchanteurs. Tout est ridicule. Il ne se passe rien, je divise le temps présent en minuscules particules envahissantes et gênantes car je suis nulle part.
Un délicat nuage de vapeur s'échappe et monte vers le plafond, je souffle dessus et il s'évanouit aussitôt. Cette tisane est comme une menotte de plus qui me retient ici.

Je ne remarquais pas le docteur lorsqu'il était à ses occupations sur son bureau et je continuais à rêvasser idiotement, sans même avoir touché à la tisane et aux sucres, je me perdais dans la douce vapeur.
Mais là, j'ai les sourcils froncés et les dents du devant faiblement serrés, comme si son petit monologue avait été une pique incomplète, comme si au fond de moi j'avais souhaité une véritable provocation, un vrai début d'altercation. Ses mots me permettent de me libérer un peu de moi-même. Avant de lui répondre je bois du bout des lèvres une gorgée de tisane, puis croque le quart d'un sucre.  

« Écoutez, je... »
Je résiste intérieurement pour ne pas trop ressembler au cliché de l'ado chiante qui souffle à  chaque truc qu'on lui demande mais au fond cela m'est tout à fait applicable, je réussis cependant à  ne pas montrer de signes trop visibles d'agacement et reprend sur la même aspiration :
« J'ai pas de problèmes de santé, juste, comme j'ai déjà dit, tout est nouveau pour moi, il me faut du temps. »
Des images du collège me reviennent, quand j'étais devenue anorexique à force de sentir mon existence disparaître au milieu de ce monde incompréhensible. Je faisais 30 kilos, aujourd'hui j'en fais 46 pour 1 mètre 68. Mon regard se fait un peu plus décidé,mon ton est presque insolent, je regarde dans les yeux le docteur.    
« Je dois manquer de nutriments et tout ça. Vous n'auriez pas un régime ? Plutôt : des compléments ? »

Je dis vraiment de la merde. Au moins on a évité de trop s'attarder sur mes petits mensonges maladroits. Pour le reste c'est vrai, je préférerais gober des comprimés en un seul coup que de vivre à nouveau la spirale infernale des repas impossibles à avaler, de l'estomac qui se rétrécit au point où avaler quoi que ce soit devient encore plus infaisable et ainsi de suite. Tant que j'y suis, je pourrais peut-être me faire prescrire du xanax ou autres, ça serait pas de refus pour survivre à ce qui m'a pour l'instant surtout l'air d'un cauchemar et j'ai pas grand choses en vue pour me détendre. Mais ce genre de médicaments ne m'attirent pas vraiment, je revois la quantité ahurissante que ma mère doit s'enfiler chaque jours... c'est inhumain et effrayant.

« Dis, tu es psychiatre aussi ? »

Ça m'a échappé. Je lui ai demandé ça peu après, directement dans les yeux aussi, sans vouvoiement, avec un peu plus de détermination, mais aussitôt prononcé j'ai regardé ailleurs vers la fenêtre, consciente de ma maladresse et de mon impulsivité.

De fines gouttes perlent la vitre, une feuille morte s'écrase et repart.

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Engjel C. Hagen
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Sam 3 Mar - 20:44

Patient Engjel la laissait prendre ses aises, qu'elle se réchauffe et se refasse un peu avec la tisane et du sucre qu'elle n'avait apparement pas décidé de faire fondre dans l'eau. Il avait donc eu la bonne idée. On pouvait penser que ce n'était qu'un détail et pourtant ce détail permettait parfois de voir que l'on faisait attention aux autres personnes et à leurs préférences. Il fini néanmoins par s'installer près d'elle et commençait bien évidemment à lui poser des questions. Il en était obligé. Elle semblait vouloir lui parler, lui dire quelque chose mais c'était arrêté au début de phrase. Alors il attendait.

Il se demandait ce qu'elle voulait dire. Etait-ce réellement cela ? Pas de problème, juste que tout était nouveau ? Il ne croyait pas tout ça. Elle était assez fine, mais ne pourrait dire que si cela était limite après l'avoir pesé. Quoi qu'à l'oeil nu, cela lui paraissait légèrement. Il ne savait néanmoins rien d'autre. Manquer de nutriments hein. Des compléments alimentaires, tout de suite. La rentrée n'était pas si éloignée, cela était étrange de parler de carence alimentaire en si peu de temps. Avait-elle déjà eu quelques chose de semblable ?

Alors qu'il réfléchissait à quoi dire, quoi faire et à sa proposition elle lâcha une phrase qui lui semblait bien plus naturelle. Plus impulsive et sans la politesse du vouvoiement mais il ne tiqua pas. Après tout il tutoyait les élèves… Et puis il était le médecin scolaire, pas leur professeur…. Il n'y avait pas de relation hiérarchique entre eux même si en principe, l'on vouvoie les inconnus…

«  Non je ne suis pas psychiatre, je suis urgentiste. Pour quelle raison souhaites-tu voir un psychiatre ? Si tu en as besoin, je peux te faire une lettre pour ça. Tu peux aussi me parler des problèmes que tu rencontres, ça aiderait.  »

Le pouvoir indiquait qu'elle n'était pas obligé. Il avait déjà un petit élément de réponse. La fine taille de la demoiselle, les compléments alimentaires, le problème avec la nourriture, elle avait certainement des antécédents psychiatrique dans le champ des troubles des conduites alimentaires. Bizarrement il espéra d'un coup que son déménagement n'avait pas perturbé une relation de confiance déjà installée avec un confrère.

«  D'ailleurs, c'était la première fois que tu faisais un malaise ? Ou tu en as déjà fais d'autres ?  »

Ca il fallait au moins qu'il le sache. Pour qu'il puisse faire son travail correctement et s'occuper d'elle.


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Lun 5 Mar - 2:34
Pendant que son timbre résonne dans mes tympans, je fixe les gouttelettes qui se déploient de plus en plus nombreuses sur la vitre. À mesure qu'il parle, mon regard s'intensifie, comme si je voulais percer avec une aiguille la fine pellicule qui enveloppe les gouttes. Les perles d'eau se déposent parfois délicatement dans un rendu immaculé, mais dès qu'on les touche elles s'éclatent et se dispersent jusqu'à disparaître en une tâche absorbée par la matière ou bien elles rejoignent le ruissellement de l'eau qui court.  

Urgentiste... psychiatre... qu'est-ce qui m'a pris de parler de ce genre de trucs ? Ça me dégoûte. Tout ça, c'est l'univers de mon père. Je honnis ça. Qu'est-ce que je fous là ?
Le sucre me fait un peu mieux réfléchir peut-être j'en sais rien, mais je me sens brusquement irritée.

« Je n'ai jamais dit que je voulais voir un psy. »

Ma réponse est si sèche que tout en continuant à fixer la fenêtre je bois sans y penser une lampée de tisane. Mon humeur fait des hauts et des bas totalement incohérents et ça m'irrite encore plus. Au moins, je ne laisse pas grand chose transparaître physiquement. Toujours stoïque, il faudrait un œil de lynx pour remarquer que ma mâchoire se crispe.
J'ai presque envie de m'énerver, je sais pas pourquoi mais je sais pas, c'est un putain de doc ou urgentiste, la même chose, et ça fait trop longtemps que je suis ici. Le temps semble s'écouler à la même vitesse que le sucre qui se dissout dans mon estomac. J'ai eu ce qu'il me fallait même si c'est pas grand chose, ça me permettra au moins de partir de son cabinet pour aller m'effondrer quelque part ailleurs ça m'est égal, je préférerais ça que rester une minute de plus ici.
C'est peut-être son ton, le fait qu'il agisse avec cette apparence de gentillesse et de calme tout en étant beau gosse qui m'est exaspérant. C'est juste scientifiquement impossible d'être un mec beau gosse et gentil. Encore moins quand on est doc. Alors ça m'énerve. Ou alors c'est juste que j'ai prononcé le mot psy et que lui aussi l'a prononcé et que j'avais vraiment pas besoin de ça et comment j'ai juste pu faire ça ? Je ne suis pas moi-même, je suis qui ? Vas-y oui, c'est le moment de faire sa crise existentielle.
Je dors mal aussi et mes réactions sont disproportionnées. Je ne m'énerve pas quand c'est légitime de le faire comme la dernière fois avec le beauf dans le couloir, mais quand il n'y a pas vraiment de raisons réelles et sensées pour cela je m'énerve comme maintenant.
Tout m'est désagréable. La saveur de la tisane est trop forte, j'ai laissé infusé trop longtemps. J'ai l'impression de sentir le souffle du doc contre ma peau et mes pores en sont comme obstruées, je me sens m'étouffer et me rétracter au fond du néant.
Je suis dans l'excès le plus total.

« Je ne veux pas d'un psy. »

Sur un ton toujours aussi sec. Je le regarde intensément dans les yeux avec le contraste de l'éclat d'ire de mes pupilles et de l'expression apathique des traits de mon visage. Cela dure un très court instant, quelques secondes peut-être. Puis je pose mes yeux sur ma tisane que j'amène une nouvelle fois jusqu'à mes lèvres et je balance doucement mes jambes dans le vide. En buvant, je ferme les paupières et imagine être une goutte de pluie qui s'écrase sur l'étincelle d'un incendie. Un vieux truc pour me calmer et m'apaiser. De nouvelles pensées agaçantes effleurent mon esprit : quelle genre de personne saine dirait de manière aussi intense et froide qu'elle ne veut pas voir un psy ? Ce n'est pas du tout suspect Kriegerin... merci... Mais j'efface cette pensée d'un nouveau clignement des yeux alors que la vapeur de la tisane plane sur mon visage.

Je fixe mon reflet dans ce qui reste de tisane. D'une voix fine et lointaine je réponds à sa dernière question :

« J'ai déjà eu quelques malaises oui. Essentiellement à cause de règles douloureuses et d'anémies qu'elles provoquent. »

Ce n'est pas un mensonge et si ça peut faire diversion tant mieux. Sinon je trouverais bien quelque chose. J'ai l'impression que ma vie est au bord du gouffre à cause d'un seul mot. Génial.

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Engjel C. Hagen
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Mer 7 Mar - 19:34

Ha oui. Bravo docteur. C'était un beau fail par ici. Maladresse. Ou autre. Oui Engjel avait sauté sur l'occasion. Parce qu'il pensait que c'était une demande. Mais après ce refus bizarrement cette pensée ne disparaissait pas. Pourquoi ? Parce que ce n'était pas une fois qu'elle refusait mais bien par deux phrases, d'une façon assez sèche en plus de cela. Il avait plusieurs avis sur ça : elle avait déjà vu un psychiatre et avait eut une mauvaise expérience ; elle voulait donc s'assurer qu'il n'en était pas un. Ou bien elle avait besoin d'un psychiatre mais n'osait pas le dire. Voire la pire configuration : elle avait besoin d'un psychiatre mais avait eut une mauvaise expérience donc ne voulait plus d'aide. Du moins pas de psychiatre. Il tenta de ne pas montrer trop ce qu'il ressentait et se gratta l'arête du nez en réfléchissant à une phrase appropriée.

«  Soit. Passons sur ça pour le moment mais c'est inutile de le répéter. J'ai peut être des cheveux blancs mais mon ouïe va très bien.  »

Tentative d'humour. Bon celui du médecin n'était pas le meilleur du monde mais c'était une tentative on ne pouvait pas lui enlever ça. Et puis l'atmosphère avait un certain besoin d'être détendue. Du moins il le ressentait…C'était aussi une manière de lui montrer qu'elle avait à le respecter, d'une certaine façon, en la reprenant sur cet excès.

Bon passons donc au cent pour cent médical strict du terme. Sans psyché. Elle avait donc des malaises qu'elle justifiait à cause des règles et de l'anémie. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait ça. Il allait donc rester la dessus pour le moment et demanda

«  Est ce tu as tes règles actuellement ou c'était juste un malaise comme ça ? On t'a déjà fais un bilan sanguin pour détecter cette anémie ? Tu dois prendre du fer ? Si oui, est-ce que tu le fais ?  »

Oui ça faisait quand même quelques questions là mais il devait savoir où elle en était niveau diagnostic. Des chutes de tension durant les règles et des faiblesses dues à l'état général expliquait dans problème les malaises pendant (même si c'était chiant à vivre oui). En revanche hors, un peu moins. Enfin la cela pouvait être à cause des raisons invoquées : stress, nourriture, etc.... En soit rien de compliqué mais c'était plutôt sa personnalité qui lui rendait la chose difficile.

Engjel décida de garder les questions psychiatriques pour un peu plus tard dans l'entretien. Il s'agissait d'abord d'avoir un minimum sa confiance. Elle n'avait pas l'air contente d'être ici. Certes la situation n'était pas forcément agréable mais... Il n'y avait pas de raison d'être d'aussi mauvaise humeur... Quoi que si elle avait un problème personnel ce n'était pas ses affaires mais... Il n'était pas réputé chiant juste pour la décoration. Parfois il fallait les pousser un peu. Surtout qu'ils n'avaient pas choisi de l'avoir comme médecin.


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Mar 13 Mar - 23:23
Il est passé à autre chose. Et il essaye de faire des blagues. C'est plus gênant qu'autre chose mais soit. Il essaye. Ça devrait m'énerver encore plus, mais c'est bon. Je me calme. Rien n'a d'importance de toute façon. C'est ce que je me répète tout le temps, comme un mantra.
La pluie a passé son pic d'intensité. Le battement de l'eau sur la fenêtre faiblit. Encore un peu plus et peut-être verra t-on percer entre les nuages un tendre lac de lumière.
J'ai fini la tisane. Un petit sourire en coin et un air désabusé parsème mon visage en réponse à ses propos.

Le doc me pose plusieurs questions. Je me concentre un peu pour l'écouter, instinctivement je n'en ai pas envie. Puis je lui réponds sur un ton monocorde et blasé.

« Oui j'ai mes règles. Je n'ai jamais fait de bilan sanguin. En fait, je suis pas allée dans un cabinet depuis longtemps. »

Assez longtemps en fait. Les petits bilan de santé, les vaccins, le traitement de la rougeole : tout ça c'est mon père qui s'en occupait quand j'étais enfant alors que ma mère et lui étaient encore ensemble. Il faisait ça froidement, sans compassion, comme si j'étais une patiente comme les autres, une petite tape sur la tête et une sucette comme récompense à la fin, voilà tout. Je ne suis jamais allée dans d'autres cabinets, j'ai toujours fuis comme la peste tout ce qui ressemble à une blouse blanche. On m'a suivis quand j'étais anorexique, mais sur le plan psychiatrique surtout car je n'étais pas un cas grave et puis par rapport à ma mère tout ça. Je n'en garde pas du tout de bons souvenirs et ça n'avait rien donné. C'est uniquement le changement d'environnement et mes propres ''efforts'' qui m'ont sortis de ça.

« Depuis le collège peut-être... »

L'idée tangible qu'il puisse me faire un bilan sanguin me crispe un peu. Je sers le matelas avec les mains. Déjà c'est un doc et ça on a compris j'aime pas du tout, mais mon sang doit pas être très ''clean'' non plus. J'ai rien pris d'autres depuis pas mal de temps du coup je pense pas que ça se verra, mais il me semble que le cannabis ça se voit dedans même après plusieurs jours, et moi ça doit faire cinq jours que j'ai rien fumé, c'est-à-dire la veille de mon départ. Et puis un bilan sanguin, ça veut dire qu'il va me prendre mon sang ? Avec une piqûre ? Ce genre de plan ne m'a jamais plu, même si étrangement la seringue et les objets pointus me fascinent, voire ça me plaît franchement. Mon père en avait la phobie, le comble pour un docteur. Quand il devait faire une piqûre il faisait appelle à une infirmière. Peut-être que inconsciemment je me venge de mon père en ayant des lubies contraires à ses phobies. Ça me plaît pas du tout comme délire. Rien n'a de sens, c'est incroyable ce que tout est absurde.
J'y pense, fumer ça donne vachement faim, ça pourrait m'aider à retrouver l'appétit et vaincre l'anxiété. La question est : où dans cette académie hyper autoritaire je peux trouver de l'herbe potable ?

Je repose la tasse vide sur l'assiette pour rompre le cours de mes pensées et je regarde le doc en face, un peu fatiguée et morose.

« Je peux avoir une autre tasse. S'il t...vous plaît. Et un autre sucre. »

Puis, après un temps.

« Ce serait possible de me reposer ? Je dois repartir en cours. Bientôt. »

J'ai l'air vague. Je regarde ses cheveux d'argent, l'envie me prendrait presque de les toucher. Je m'en fous des cours, mais je suis un peu inquiète au fond de moi, j'ai pas envie de tenter le bilan sanguin, ça a l'air sympa et tout, mais si on peut s'en passer. Seulement, si je refuse tout ce qu'il me propose, il va finir par hausser le ton ou je sais pas et j'ai pas envie d'un conflit.

Dehors, la pluie reprend faiblement. On aperçoit ce qui a l'air d'être un professeur, il court la tête sous son sac sans savoir où il va et disparaît.

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